L' ATLANTIDE

L'île de l'Atlantide

Les Aztèques s'imaginaient être originaires de Aztlan, une île de l'océan de l'est (par rapport à eux).
Montezuma dit à Cortez : "nos pères vivaient dans un lieu de félicité et d'abondance qu'ils appelaient Aztlan, ce qui signifie blancheur... En cet endroit s'élève une haute montagne au milieu de l'eau. On l'appelle Colhuacan parce que son sommet est quelque peu tourné vers la base et que ce nom veut dire montagne "crochue".

A Tula, se trouvent des colonnes à figure d'homme, appelées "les Atlantes".

                 

Nous rencontrons des noms évocateurs du continent perdu à travers tout le Mexique et si nous redescendons le long de la côte de l'Amérique Centrale et de la partie nord de l'Amérique du Sud. Ainsi, mentionnons pour le Mexique : Tlapallan, Tollan, Azatlan et Aztlan.

Les Toltèques faisaient remonter leur migration d'un point de départ appelé "Aztlan" ou "Atlan", qui ne peut être que l'Atlantide (Bancroft, "Races primitives", volume V, page 221).

Le foyer originel des Nahuatlacas était Aztlan dont le site précis a été l'objet de maintes controverses. Les causes de leur exode ne peuvent qu'être conjecturées ; mais on peut supposer qu'ils en ont été chassés par leurs ennemis, car on décrit Aztlan comme un pays trop prodigieusement beau et agréable pour avoir été abandonné volontairement dans l'unique espoir d'en trouver un meilleur.

Signalons qu'Atlantide et Atlantique possèdent une racine identique et renferment les consonnes tl que l'on retrouve dans Quetzalcoatl, Popocatépetl, Toltèque, Aztlan, Atlas - noms historiques ou géographiques toujours en usage de part et d'autre de l'Atlantique.

La disparition de l'Atlantide - 9500 ans avant notre ère - correspond au recul de glaciation enregistré lors de la naissance du Gulf Stream. Il existe une chaîne dorsale au milieu de l'Atlantique qui réserve à ses explorateurs bien des surprises. C'est ce que rappelle Emmanuel Vélikovsky dans ses « Grands Bouleversements terrestres ». Le professeur M. Ewing, de l'université de Columbia, a publié en automne 1949 le rapport d'une expédition faite dans l'océan Atlantique, et dont les explorations portèrent spécialement sur la région de la crête médiane de l'Atlantique, cette chaîne montagneuse orientée du nord au sud au fond de l'océan, dont elle suit le dessin général. La crête, ainsi que les parties du fond océanique situées à sa droite et à sa gauche, révéla aux membres de l'expédition une série de faits qui constituent « de nouvelles énigmes scientifiques ».

« L'une d'elles fut la découverte de sable de plage préhistorique... sable remonté, dans un cas, d'une profondeur de 3200 mètres, et, dans l'autre cas, d'une profondeur de 5600 mètres, loin de tout endroit où des plages existent actuellement ».

Normalement, comme le souligne Vélikovsky : « il ne devrait pas y avoir de sable grossier sur les fonds éloignés des côtes, car le sable se forme sur les terres et sur le socle continental, qui constitue le rebord littoral de l'océan et de ses mers ».

Le professeur Ewing se trouva donc devant un dilemme : ou la terre s'était abaissée de 3200 à 4800 mètres, ou la mer avait jadis été de 3200 à 4800 mètres plus basse qu'aujourd'hui. Il s'interrogea : « Si la mer fut jadis 3200 mètres plus bas, où toute l'eau supplémentaire a-t-elle pu se rendre ? Car, comme le rappelle Vélikovsky : « On considère comme une vérité admise en géologie que les mers n'ont pas changé leurs fonds, sauf quand des eaux peu profondes ont envahi des régions continentales basses. Il était donc difficile d'accepter cette surprenante constatation, que le fond de l'océan eût jadis fait partie de la terre ferme ».

Autre sujet d'étonnement : on admettait communément que le fond de l'océan fût recouvert d'une épaisse couche de sédiment, puisque celui-ci était censé s'y accumuler depuis des temps immémoriaux. Or, sur les bassins flanquant la crête médiane de l'Atlantique, Ewing s'aperçut que la couche sédimentaire avait moins de trente mètres d'épaisseur. Elle était notamment composée de poussières volcaniques, de poussières continentales apportées par le vent, de cendres de météorites brûlées et de poussières cosmiques venant de l'espace extra-atmosphérique et se répandant incessamment sur le globe. L'expédition remonta également des roches de type igné (c'est-à-dire ayant subi l'action du feu) des flancs et des sommets de la crête, ce qui signifie que des volcans sous-marins et des flots de lave s'y sont manifesté. Il y avait aussi, à 1100 mètres de profondeur, du granit et des roches sédimentaires de types qui durent, à l'origine, avoir fait partie d'un continent.

Ainsi, le très sérieux professeur Ewing admettait l'existence d'un continent en plein océan atlantique! Mais, soucieux de ne point passer pour hérétique aux yeux de ses pairs, il s'empressait d'ajouter: « Il n'y a pas lieu de croire que cette puissante masse montagneuse sous-marine ait le moindre rapport avec la légendaire Atlantide perdue, que Platon décrit comme s'étant engloutie sous les vagues ».

Mais les indices ne manquent pas, sans compter les nombreuses analogies entre les civilisations sud-américaines et africaines (pyramides, emploi du bronze, momification) ne pouvant s'expliquer que par l'existence d'une terre intermédiaire, mentions de mystérieux civilisateurs venus de l'Est pour les anciennes civilisations d'Amérique du Sud, et de l'Ouest pour les Égyptiens. Autant de constatations confirmant les dires de Platon, et permettant de croire en l'hypothèse de l'Atlantide. Une Atlantide que ne contrarie nullement la théorie «de la dérive des continents » de Wagener.

Cette Atlantide appartient à tous les Atlantes qui se sont réincarnés, qui ont accepté de transmuter le mal et préparer la terre pour la nouvelle ère à venir.

Beaucoup des âmes atlantes élevées qui sont mortes dans le cataclysme, ont tenues l'équilibre pendant toutes ces années, mais avec la réapparition de l'Atlantide, elles abandonneront cette responsabilité.

Par conséquent, l'humanité, avec sa conscience plus élevée gagnée dans ses incarnations d'homme depuis lors, devra faire face à ce mal, tout en acceptant les cadeaux, les avantages et la connaissance évolutionnaire de l'Atlantide.

L'Atlantide s'étendait de ce qui est maintenant la côte occidentale de l'Afrique jusqu'à la côte de fonte de l'Amérique. C'était une belle terre de montagnes très hautes, dont certains sommets demeurent aux Açores.

La Grande Bretagne possède des restes de l'Atlantide, en particulier l'île d'Iona, mais également les îles Hébrides, les îles occidentales écossaises et le pays occidental de l'Angleterre, de l'Islande et du Groenland, de la côte orientale du Canada et de la côte orientale de l'Amérique vers le bas jusqu'à l'état du Maine, sont également des parties de l'Atlantide. Ce sont les seuls secteurs géographiques qui sont à gauche de ce qui était l'Atlantide par le passé

   

cartes dressées d'après les sondages océaniques (Ignatius Donnely)

L'Atlantide aura existée pendant presque 250.000 ans de sa naissance à sa fin, les dernières îles ayant été englouties il y a à peu près 9000 ans.

Celà signifie que si nous nous sommes réincarnés sur terre depuis le dernier quart de million d'années, il y a de fortes chances pour que nous ayons vécu une ou plusieurs vies en Atlantide. Etant donné que la culture atlante a existé pendant presque 10 grands cycles de précession des équinoxes, nous avons pu passer des centaines de vie en Atlantide ou dans ses colonies.

L'Atlantide n'était pas la seule société civilisée sur terre à la même époque. Dans la zone du Pacifique, nous avons aussi pu vivre sur une terre appelée Lémurie, plus connue sous le nom de Mu. Il est important de préciser que Mu devint une colonie atlante, mais tout en gardant son propre langage et sa propre écriture. Assoiffés de pouvoir et de la technologie atlante, ils se retournèrent plus tard contre leurs bienfaiteurs.

Les cycles se répètent et les mêmes énergies stellaires qui ont régi les derniers jours de l'Atlantide, reviennent. Les âmes atlantes sont revenues sur terre pendant le siècle passé, en nombre significatif pour affecter le développement de beaucoup de nations, particulièrement les nations technologiques telles que l'Allemagne, les Etats-Unis, l'Angleterre et la Russie.

Archéologie officielle

Plus le temps passe et plus les scientifiques se penchent sur les découvertes archéologiques se rapportant à l'Atlantide. Il est important à l'heure actuelle d'élargir notre horizon, de nous apercevoir que les choses ne sont pas forcément telles qu'on nous les a apprises ou telles que certains veulent nous le faire croire.

Les découvertes, qu'elles soient scientifiques ou archéologiques, sont en perpétuelle évolution et ce qui était vrai hier ne le sera pas forcément demain. Nul ne détient la vérité, chacun d'entre nous en possède une part et les morceaux rassemblés nous donnent le véritable schéma de notre histoire.

Certains personnages comme Graham Hancock, Robert Schoch, John Antony West, pour ne citer qu'eux, n'hésitent pas à braver les communautés scientifiques et autres, en mettant leurs capacités au service de la vérité et de la connaissance.

La recherche de la vérité et de la connaissance est une perpétuelle remise en question de ce que nous avons appris ; il est temps d'enlever nos oeillères, de comprendre que rien n'est véritablement établi, que les choses sont peut-être toutes autres, que le refus de voir la vérité en face n'a pour résultante que de nous mentir à nous-même.

Vous ne trouverez dans cette section que les découvertes ayant un rapport avec l'Atlantide ou ses colonies. Vous n'y trouverez pas non plus de fantaisies : tous les comptes-rendus de découvertes sont de sources officielles, ni plus ni moins ; et si jamais j'y rajoute quelque chose, dans ce cas je le précise.

Açores

Les Açores se trouvent sur les pentes orientales de la dorsale médio-atlantique, une longue chaîne de montagnes sous-marines qui forme un arc de 16.000 kilomètres de l'océan Arctique à la pointe méridionale de l'Afrique. Elle est entourée de plaines qui s'étendent sur les fonds marins jusqu'aux côtes des continents.

Les montagnes qui constituent cette chaîne sont extrêmement larges et longues. Par endroits, elles atteignent 1600 kilomètres de largeur et leur altitude est telle qu'elles dépassent du niveau de la mer et forment des îles comme les Açores, Ascension, Sainte-Hélène et Tristan da Cunha.

Le processus géologique qui a formé la chaîne se poursuit. Le long de la crête se trouve une vallée dont la largeur varie de 80 à 120 kilomètres. Au fond de la vallée, un magma en fusion jaillit en permanence, refroidit puis est entraîné sous la pression des éruptions permanentes. Ces bouleversements se sont vraisemblablement produits à des époques relativement récentes.

      

On trouve de nos jours aux Açores des rocs de lave noire, et d'autres de couleur rouge ou blanche. Or, Platon disait que les Atlantes construisaient leurs édifices avec des pierres noires, rouges ou blanches.

Le fond de la mer autour des Açores est recouvert d'un type de lave appelé tachylite. Cette substance se détériore rapidement. Sous l'eau (et également à l'air libre), le matériau original noir et vitreux se transforme en palagonite, un matériau cristallin rouge, brun ou jaune. La tachylite se trouvant autour des Açores est encore noire, ce qui signifie que la lave a jailli il y a moins de 13.000 ans.

Sir C. Wyville Thomson décrit comme suit une étroite bande de terre entre Faial et Monte da Guia, appelée "Monte Quemada" (la montagne brûlée") : le terrain est formé en partie de tuf stratifié de couleur brun chocolat et en partie de morceaux de lave noire poreuse ayant tous un grand trou au centre et qui ont du être projetés par des éruptions volcaniques, tels des feux d'artifice, à une certaine période antérieure à l'histoire des Açores, mais assez récente dans la formation géologique de l'île. Le même auteur décrit aussi les murailles immenses faites de roc noir volcanique qu'on rencontre dans l'île.

Le fait que des sources d'eau chaude jaillissante soient nombreuses aux Açores (seuls fragments survivants de l'Atlantide) confirme singulièrement le dire de Platon, alors que l'expérience postérieure a fait connaître au monde savant que les sources chaudes sont caractéristiques des régions sujettes à des convulsions volcaniques. Platon dit que "tout le pays était assez élevé et à pic du côté de la mer ; mais immédiatement au-delà, il y avait une plaine enveloppant la cité, entourée elle-même de montagnes s'inclinant vers la mer". Il suffit d'examiner le profil du "Dolphin's Ridge", tel que nous le présentent les sondages océaniques du Challenger pour se convaincre que le récit platonicien est une description fidèle de cette élévation des montagnes "environnantes" qui abritaient la plaine du côté nord et qui sont aujourd'hui représentés par les pics élancés des Açores.

Les Açores sont incontestablement les pics des montagnes submergées de l'Atlantide et continuent d'être le centre d'une grande activité volcanique.

En 1949, le National Geographic a rendu compte d'une expédition maritime qui effectua des sondages acoustiques dans cette zone. Ceux-ci montrèrent que des sédiments étaient déposés sur des centaines de mètres d'épaisseur sur les contreforts de cette chaîne. Mais lorsque le bateau s'éloigna et sonda les bassins océaniques de chaque côté, quelque chose de stupéfiant se produisit.

Les chercheurs commencèrent à travailler, quasiment sûrs que les couches de sédiments seraient encore plus épaisses puisque le fond de l'Atlantique n'avait pas connu de bouleversements depuis une éternité.

Mais elles n'étaient pas plus abondantes que celle déposée sur la dorsale médio-atlantique, relativement récente. Nulle part, la profondeur des sédiments ne dépassait 30 mètres. Et à certains endroits, il n'y avait pas de sédiments du tout.

Une seule conclusion s'impose : à une époque très récente, le fond de l'Atlantique se trouvait sans doute au-dessus de la surface actuelle de l'océan.

 
Andes

Près du lac Titicaca, à environ 4000 mètres d'altitude, on trouve les ruines de plusieurs villes entassées l'une sur l'autre. Jusqu'à présent, l'existence de ces ruines était inexpliquée.

Les pics inviolés s'échelonnent sur une centaine de kilomètres au-delà d'Arequipa. Sur l'une des dents du Pichu-Pichu, une curieuse découverte intrigue l'élite savante des Arequipenos. Au cours d'un survol des volcans par un groupe d'andinistes japonais, deux de ceux-ci, Joshifuma Takeda et Yukishuga Hariuchi prirent un film qui, développé au Japon à leur retour, révéla d'insolites images.

Le journal Asahi parla de "cité perdue" sur la cime inexplorée du Pichu-Pichu. Mais, était-ce une pukara - forteresse inexpugnable aux murailles pyramidales suspendues à flanc d'abîme - ou un sanctuaire précolombien comparable au célèbre Machu-Picchu ?

Cela semblait incroyable du fait que si Machu-Picchu s'élève à 2600 mètres d'altitude, la pyramide inconnue devait être située à plus de 5000 mètres !

Peut-être n'était-ce après tout qu'une formation naturelle, due à l'érosion. Car enfin, aucun pilote de ligne ne l'a jamais signalé auparavant. Cependant, l'hiver austral particulièrement bénin cette année-là, avait pu provoquer une fonte inhabituelle du nevado et dégager ainsi des ruines insoupçonnées. C'était la seule explication plausible...

Sur les photos aériennes prises par les japonais, la distance, les nuages qui planent constamment au-dessus des volcans, les émanations vaporeuses de soufre qui s'accrochent à leurs pointes, compliquent l'identification du mystère.

Cela ressemble étrangement à une pyramide de style cyclopéen, aux gradins régulièrement étagés sur les pentes vertigineuses du cratère.

Plusieurs expéditions se succédèrent pour tenter de percer l'énigme. Maximo Neyra, du musée d'Arequipa et le photographe Carlos Zarate Sandoval survolèrent à leur tour le volcan assoupi à bord d'un monomoteur Stimson faucett. Ils avouèrent n'avoir rien aperçu et se montrèrent aussi dépités que perplexes.

En réalité, mais on ne le sait que depuis peu, les photos prises et envoyées par les japonais ne provenaient pas du Pichu-Pichu mais du Coropuna, sur lequel les traditions incas situent un merveilleux temple du soleil jamais retrouvé...

Par ailleurs, en janvier 1971, plusieurs routiers qui fréquentaient la piste unissant Arequipa au Cuzco par la voie de Cabrerias, ont signalé qu'en vertu de conditions atmosphériques exceptionnelles, ils ont pu voir clairement à deux heures environ de la première ville citée, une forteresse pyramidale qui semble correspondre aux ruines révélées par le film des japonais. Mais tous la situent cette fois sur les flancs du volcan Chachani.

Ce n'est qu'en 1963 qu'une quarantaine de pèlerins qui voulaient déposer sur le sommet du Coronado Grande, l'effigie de San Martin de Porras, provoquèrent d'étranges trouvailles.

Seuls les cinq andinistes qui les guidaient parvinrent à la cime convoitée, après avoir vaincu de grandes difficultés. Alors qu'ils cherchaient la meilleure route pour atteindre leur but, ils localisèrent une première pétrographie. Sur une roche basaltique noirâtre, les antiques habitants de la région avaient gravé des figures géométriques, à petits coups de marteau de pierre. Ces dessins ressemblaient à ceux de chemins, de vallées, de montagnes, de canalisations hydrauliques, terminés au bas de la pierre par une sorte de hiéroglyphe en forme de méandre...

Les andinistes décidèrent de suivre la direction que paraissaient indiquer les gravures. Celle-ci se répétait à l'altitude de 4790 mètres puis à 4810 mètres et à 4830 mètres.

A 5357 mètres, les pèlerins butèrent sur un escalier en dalles de pierre taillées à vif, larges de deux mètres.

Malheureusement, ils ne purent poursuivre l'ascension car le chemin d'accès à la cime était bouché par des éboulements dus sans doute aux fréquents séismes qui secouent périodiquement les montagnes.

Par un long détour, ils parvinrent à 5480 mètres où ils aperçurent, émergeant partiellement des neiges éternelles, haut encore de plus d'un mètre, un cercle de pierres empilées ou pirka, visible sur une quinzaine de mètres de long. Ces vestiges sont probablement ceux d'une pascana au lieu d'étape et de repos sur le chemin des dieux.

Carlos Zarate, le meilleur des andinistes, fort intrigué par ce mur, plongea une sonde au centre du cercle. A sa surprise, celle-ci s'enfonça facilement et jusqu'à la poignée... En creusant, une tombe inca révéla son contenu : des poteries, des objets de métal précieux ou en bois, des tissus en laine de lama, des fragments de coquillages.

Plus haut encore, au-dessus de la tombe profanée, un mirador permettait de contrôler tout le paysage environnant. Cela devait être aux temps reculés, un poste de guet très important.

Enfin, apparurent plusieurs places cérémonielles bordées de ruines d'habitations semi sphériques qui communiquaient entre elles par un paradizo large de deux mètres sur une longueur de plus de 7 mètres, percé de grandes portadas monolithiques.

En revanche, il semble que l'on ait retrouvé le berceau de la caste des Zapanas. La piste de leur cité initiale semble aboutir jusqu'au Titicaca et se perdre sous les ondes du lac sacré, à deux kilomètres environ du petit port bolivien de Quaqui. Au lieu-dit précisément Zapana, les Indiens me renseignèrent sur les vestiges d'un palais monumental dont les fondations émergent des eaux puis se perdent dans une épaisse couche de vase. Ils savent que d'autres ruines gisent au fond du lac et ils m'assurèrent que ces palais submergés sont ceux de la véritable cité du roi des "Hommes-Condors". Les historiens de la région font reculer leur âge à 30 ou 40 siècles... Le très ancien Coaquira m'a certifié que plusieurs fois au cours de sa longue existence, il a pu contempler une cité complète, habituellement ensevelie sous les eaux du lac. Elle n'en surgit que durant les désespérants cycles de sécheresse périodiques qui ruinent l'économie des aborigènes. Le Titicaca s'assoiffe alors au point que son niveau baisse de 3 ou 4 mètres. Poissons, oiseaux, et leurs oeufs, prairies lacustres de totora, tout cela périclite et beaucoup d'Indiens meurent en même temps.

Pour Coaquira, la cité engloutie est celle d'un des Grands Zapanas, "de celui qui envahit les îles du lac, alors gouvernées par le Mallku de Chucuito, qu'il vainquit".

Si aucune exploration scientifique du Titicaca n'a encore eu lieu, Ramon Avellaneda a néanmoins eu un prédécesseur. En 1956, déjà, une première tentative du jeune plongeur professionnel William Mardoff, de Chicago, eut lieu. Un richissime bolivien de La Paz l'avait fait venir pour repérer un trésor enlisé dans la vase. La rumeur populaire parlait de barres d'or massif et de précieux joyaux qui paraient les Vierges du Soleil. William Mardoff comptait à son actif de belles performances et plusieurs réussites. Il avait découvert peu de temps auparavant, l'épave du pirate Morgan qui gisait au fond de la mer sur les côtes de Costa Rica. Face à Veracruz, il avait remonté des bijoux Aztèques de grande valeur. Mardoff était persuadé que les anciens peuples du lac sacré adoraient eux aussi des divinités aquatiques auxquelles ils jetaient de splendides offrandes d'or et d'argent... Logique et traditions situent les trésors incas immergés dans le voisinage de l'île du Soleil.

Evoquant ses souvenirs d'adolescent, Garcilaso de la Vega raconte qu'il est descendu dans les tunnels qui furent perforés sous la lagune d'Urcos, située entre le Cuzco et le lac Titicaca, où les aborigènes prétendaient voir, la nuit, "un serpent d'or remonter à la surface".

Vêtu d'un scaphandre, Mardoff plonge 25 fois dans le lac sacré. Il ne ramène que des tessons de poteries et renonce à retrouver la chaîne d'or de l'Inca Huascar. Néanmoins, à défaut de trésor inca, il rapporte l'étrange vision d'une "cité des dieux" engloutie... Cette ville antique repose par 30 mètres de fond, à demi envasée, près de l'embouchure du Rio Escona, non loin d'une île que les Indiens disent "enchantée". Peut-être est ce la légendaire cité de Chiopata dont les annales locales gardent le souvenir. Les algues qui flottaient aux fenêtres mortes et sur les pans de murailles rongées, à demi éboulées, se sont accrochées aux jambes du plongeur qui a dû renoncer à pousser plus avant cette passionnante exploration...

En 1937, Lazaro Costa Villavicencia, de Puno, signale les vestiges d'une cité mégalithique près de Kispinike. La présence de ces ruines sous les ondes est confirmée peu de mois après par Antonio Rodriguez Ravitch, commandant de la marine péruvienne. Proches des îles sacrées, le docteur Espinoza Soriano, doyen de la faculté du centre de Juancayo, admire en eaux claires à plusieurs mètres de profondeur, "des temps du Soleil et de la Lune en pierres monolithes". Le professeur attribue ces constructions "à des architectes pré incas, qui appartenaient à une civilisation totalement engloutie".

Au cours de son voyage d'études au Pérou, l'archéologue anglais Ephraïm Georges Squier recueillit un autre récit de ruines englouties. Il parcourait la baie qui s'étend derrière la Péninsule de Sillustani, peu profonde et couverte elle encore de roseaux et d'herbes aquatiques. Il observa, écrit-il, "une paroi linéale qui simule une chaussée et qui court d'une rive à l'autre, à l'intérieur de laquelle, à peine perceptibles sous l'eau, il y a des rangées de pierres travaillées qui peuvent effectivement constituer les restes de l'effondrement ou de la submersion des édifices"... Ce qui offre, remarque Squier, "une sorte de sanction à la tradition qui soutient qu'en ce lieu les Apus ou les Curacas, les grands chefs de Hatun Kolla, avaient un palais et une ville qui furent engloutis par les eaux du lac après un terrible séisme". "Je parvins en balsa, poursuit Squier, aux parois supposées et je pus constater que ce sont en réalité des restes de constructions. Cependant, je ne suis pas en mesure d'affirmer si elles furent faites sur des terrains bas, avec la chaussée en guise de quai, ou de digue, pour prévenir l'invasion des eaux quand le niveau du lac augmentait pendant la saison pluvieuse... ou si effectivement le terrain s'effondra pendant une convulsion tellurique. Cependant, concluait-il en 1877, j'incline pour cette dernière hypothèse".

Quand j'interrogeais les balseros du Titicaca au sujet de ces rumeurs, ils me soutinrent que toutes ces ruines leur sont particulièrement visibles aux périodes de grande sécheresse, quand le niveau du lac s'abaisse de plusieurs mètres.

Dans la décennie qui suivit l'expérience de William Mardoff, des plongeurs amateurs prirent la relève. Ils dénoncèrent des vestiges archéologiques engloutis près de l'île de Simmillaque, à l'embouchure du Rio Desaguadero, à une profondeur d'une cinquantaine de mètres, évalué au jugé.

En 1960, le doyen de l'université de San Marcos de Lima, le docteur MacLean, prononça une conférence qui emplit de stupeur historiens et archéologues invités à y assister. MacLean revenait du Kollao et il affirma avoir vu, au-delà du Rio Desaguadero, juché sur une cîme à plus de 5000 mètres d'altitude, une cité inconnue aux murs brillants. Il interrogea les Indiens de la région qui lui désignèrent les ruines comme le "Haconta Palayani, royaume de Paa-Zuma". MacLean, pourtant doué d'une prudence bien connue, émit l'hypothèse qu'il s'agit peut-être "du plus ancien édifice d'origine humaine"...


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Commentaires (1)

1. pygrre35 (site web) 01/01/2011

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